UNE HÔTESSE DE L’AIR S’EST APPROCHÉE DE MOI ET M’A DIT : “RESTEZ APRÈS L’ATTERRISSAGE, LE PILOTE VEUT VOUS PARLER EN PERSONNE”

Pendant un vol ordinaire, j’étais déjà stressé à l’idée de rater ma correspondance. J’avais à peine fini mon café quand une hôtesse de l’air s’est approchée de mon siège.
HÔTESSE : « Excusez-moi, serez-vous pressé après l’atterrissage ? »
MOI : « Oui, j’ai une correspondance à attraper, et je suis déjà en retard. »
HÔTESSE : « Eh bien, le pilote aimerait vous parler après l’atterrissage. »
MOI : « Le pilote ? Pourquoi ? Il ne peut pas me le dire maintenant ? »
HÔTESSE : « Je crains que non. Il tient à vous le dire en personne. Je sais que vous êtes pressé, mais faites-moi confiance : vous voudrez entendre ce qu’il a à dire. Vous le regretterez sinon. »
Intrigué, j’ai décidé de rester à bord après l’atterrissage. Tandis que les passagers descendaient un à un, je suis resté assis, nerveux, le cœur battant.
Quelques minutes plus tard, le pilote est apparu à l’entrée de la cabine.
J’ai laissé tomber mon sac et ma veste.
C’était mon grand frère, Julien.
Il avait disparu depuis plus de quinze ans. Après être parti à l’armée, il avait coupé tout contact avec notre famille. Nous n’avions reçu qu’une lettre, disant qu’il allait bien, mais qu’il ne pouvait pas rester en contact.
« Salut, p’tit frère, » m’a-t-il dit avec un sourire tremblant et les yeux brillants de larmes. « Je crois qu’il est temps de rentrer à la maison. »
Je me suis levé d’un bond, entre rire et larmes, et je l’ai pris dans mes bras. Là, au milieu de l’allée de l’avion, sous le regard ému de l’équipage, j’ai retrouvé une partie de mon cœur que je croyais perdue à jamais.
Peu importait ma correspondance.
Ce dont j’avais besoin, c’était ce moment.



